PRIX DE THÈSE « RÉSIDENCES ADAMAS 2022» ATTRIBUÉ EX AEQUO À PIERRE MICHEL ET ENGUERRAND MARIQUE

 

 

Le prix de thèse A.I.D.E. des Résidences Adamas, premier programme européen de résidences pour chercheurs en droit, a été attribué ex aequo à Messieurs Enguerrand Marique et Pierre Michel.

L’A.I.D.E. est particulièrement heureuse d’avoir pu retenir ces deux candidatures, d'une grande qualité, grâce au soutien financier de l'Académie Internationale des Principes de Nuremberg, qui s’est jointe à l’A.I.D.E., au CREDIMI (Université de Bourgogne) et au GREDEG (Université Côte d’Azur) pour soutenir l'attribution de ce prix.

 

Pierre Michel est docteur en droit privé, qualifié aux fonctions de maître de conférences, et membre associé du Laboratoire de théorie du droit d’Aix-Marseille Université.

 

Actuellement attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’Université de Montpellier, il sera enseignant-chercheur contractuel à partir du 1er septembre 2022 au sein de l’Université Toulouse 1 Capitole.

 

 

 


Sa thèse de doctorat, intitulée « Le transfert des concepts sociopolitiques dans le droit : le cas du genre », est consacrée à l’étude du transfert de concepts sociopolitiques dans le droit et, plus précisément, à l’analyse de la réception juridique du concept de genre dans le droit positif. Elle tente d’expliciter le processus par lequel un concept extrajuridique, en l’occurrence le genre, acquiert les habits de la juridicité. En parallèle, elle a pour objet la compréhension, l’exposition et la proposition de modèles de résolution des problématiques de droit que pose le genre dans différentes disciplines juridiques.

 

De cette recherche, il est ainsi apparu que le transfert du genre en droit s’articule autour d’un double mouvement de neutralisation réciproque du genre par le droit et du droit par le genre, dont l’une des manifestes centrales est la révision des catégories juridiques. En ce sens, cette étude s’inscrit dans une réflexion générale relative aux transformations sociétales et aux mutations du droit qu’elles produisent, un des sujets de réflexion mené par l’Association Internationale de Droit Économique et le Château de Goutelas.



 

Enguerrand Marique a étudié le droit en Belgique, en Angleterre et aux États-Unis. Il est aujourd’hui chargé de cours (universitair docent) au sein d’une chaire sur la résolution des litiges digitaux et les institutions de résolution des litiges à l’Université Radboud de Nimègue (STeR) aux Pays-Bas.

 

Il est également professeur invité à l’Université Saint-Louis Bruxelles et maître de conférences invité à l’UCLouvain (CRIDES) en Belgique.

 

 

Dans le cadre de sa thèse, Enguerrand Marique s’est intéressé à la politique numérique de l’Union européenne, et en particulier à la régulation des plateformes en ligne. Il a analysé différents outils techniques et juridiques mis en place en vue de « créer la confiance » dans l’économie numérique, ainsi que la responsabilité du législateur, des plateformes et des usagers dans l’utilisation de ces outils. Dans le cadre de ses recherches il examine les questions d’accès à la justice dans un cadre de numérisation des systèmes judiciaires. Il examine en outre les questions de discrimination dans l’économie collaborative.

 
À travers ses recherches, Enguerrand souhaite développer des questions humanistes, à une heure paradoxale dans le développement des nouvelles technologies. D’une part, les discours politiques semblent prôner le développement des nouvelles technologies pour résoudre l’ensemble des problèmes auxquels les individus sont confrontés. D’autre part, ces mêmes technologies sont pointées du doigt pour leur caractère manichéen et clivant, à l’opposé des compromis pourtant nécessaires au bon fonctionnement des sociétés démocratiques.